Faire toutes les choses que nous voulons faire

Je pense que nous sommes tous passés par là : nous nous sommes inscrits à la salle de gym, à une formation, nous avons acheté un e-book… et puis nous n’en avons rien fait.

Nous avons eu des espoirs d’apprendre à dessiner, à programmer, à jouer d’un instrument de musique… et puis nous avons rapidement abandonné.

Nous avons eu les meilleures intentions pour un projet (peut-être démarrer un blog ou écrire un livre). Nous avons eu les meilleures intentions pour notre journée, pour être productif et pour nous botter les fesses.

Et puis tous nos plans se sont écoulés. Nous ne vivons pas à la hauteur de nos espoirs. Pourquoi ça ? Qu’est-ce qui ne va pas chez nous ?

D’après mon expérience, il y a quelques obstacles clés :

1 – Nous sommes largement trop optimistes.

Nous pensons que nous allons être capables de faire deux à cinq fois plus de choses que vous ne pouvons en faire effectivement. Nous sommes limités en capacités, en énergie et en temps chaque jour. Mais nous ne sommes pas bons à estimer tout cela et nous pensons aussi que les choses que nous voulons faire vont prendre bien moins de temps qu’elles n’en prennent effectivement. L’optimisme nous bat à chaque fois.

2 – Nous ne prenons pas en compte les petites choses.

Cela va de pair avec l’optimisme et quand nous réfléchissons à nos plans, nous ne pensons pas à toutes les petites choses minuscules, comme toutes les tâches d’entretien, qui doivent être faites pour pouvoir accomplir nos plans… ou même tout simplement pour vivre. Nous ne pensons pas qu’il faut aussi prendre sa douche, se brosser les dents, s’habiller, cuisiner, manger, nettoyer, faire le linge, conduire, prendre de l’essence, répondre à de milliers d’e-mails, répondre au téléphone, aller aux toilettes, et ainsi de suite. Nous ne sommes tout simplement pas câblés pour pouvoir calculer tout ça.

3 – Nous échouons, face à la résistance.

Quand nous avons le choix entre nous focaliser sur ce sur quoi nous espérions nous focaliser, ou nous occuper ou nous tourner vers nos distractions agréables… la résistance arrive. Et notre réponse habituelle, conditionnée, consiste à fuir la résistance. Parfois, nous avons la motivation pour la surpasser mais la plupart du temps, nous remettons à plus tard parce que vaincre la résistance n’est pas facile.

4 – Nous n’avons pas le bon environnement.

En grande partie, notre succès pour surmonter la résistance dépend d’un environnement propice pour nous maintenir sur notre tâche ou pour nous rendre responsable. Par exemple, si nous faisons partie d’une équipe et qu’elle compte sur nous pour qu’un projet soit accompli à la fin de la journée… nous serons plus motivés à vaincre la résistance parce que nous nous voulons pas laisser tomber les autres. Mais disons que si personne ne saura jamais si nous procrastinations une journée entière… et s’il y a beaucoup de distractions tentantes qui nous interpellent… il est moins probable que nous fassions ce qu’il y a à faire. Et si les gens qui font partie de notre vie sont activement opposés au fait que nous allions à l’école, que nous apprenions un instrument, il est improbable que nous le fassions. Devoir rendre des comptes, avoir des gens qui nous soutiennent, la présence de distractions… voilà des éléments clés de l’environnement dans lequel nous nous trouvons.

Ce sont des choses que nous faisons tous. Il n’y a personne parmi nous qui soit immunisé contre ces problèmes – certainement pas moi ni ceux que je connais.

Alors que pouvons-nous faire ? Il se trouve qu’il y a quelques habitudes clés que nous pouvons former pour nous aider face à ces problèmes et certaines d’entre elles vont sembler évidentes maintenant que nous avons identifié les causes.

Solution aux obstacles-clés

Si vous voulez vraiment utiliser votre passe pour la salle de classe ou la salle de gym, si vous voulez accomplir ce projet personnel ou lire cet e-book que vous avez acheté… voici quelques suggestions que j’ai trouvées assez puissantes pour faire effectivement ce que je souhaite faire :

  • Sachez qu’on a probablement seulement trois ou quatre heures par jour de temps productif pour accomplir des projets, pour terminer une tâche importante, pour lire des livres, pour apprendre des choses. Le reste du temps est passé à dormir, manger, s’entretenir, se transporter, rencontrer des gens, passer des coups téléphone, envoyer des e-mails, les distractions, le shopping, la cuisine, faire les courses, prendre soin des enfants ou passer du temps avec les amis, etc.
  • Réservez ce que vous pouvez faire dans ce laps de temps. Faire de l’exercice, écrire, lire, apprendre, quelques tâches importantes.
  • Maintenant éliminez-en la moitié. Les choses que vous voulez faire vont prendre deux fois plus de temps que vous ne pensez. Et s’il vous reste la moitié du temps après, c’est du bonus ! Utilisez alors ce temps non pas à des distractions mais aux tâches que vous aviez éliminées.
  • Si vous voulez plus de temps productif, éliminez certaines distractions, la télévision, la lecture sur votre ordinateur. Mais il est probable que vous n’allez pas pouvoir ajouter plus d’une heure supplémentaire par jour.
  • Instaurez un bon environnement pour chacun des projets que vous voulez terminer – si vous voulez apprendre la guitare, arrangez-vous pour vous engager vis-à-vis de quelqu’un qui va vous soutenir, même si cela veut dire trouver quelqu’un sur Internet. Posez des dates limites et faites-vous accompagner de gens qui comptent sur vous pour que votre projet soit fait. Installez vous quelque part pendant 30 minutes, là où vous n’avez aucune distraction.
  • Quand vous êtes prêt à vous focaliser sur la chose que vous espérez faire… confrontez la résistance au lieu de la fuir. Regardez-la bien en face. Vérifiez qu’elle n’est pas si difficile. Reconnaissez votre raison la plus profonde pour vouloir que cette tâche soit accomplie et souvenez-vous que cette raison vaut la peine de confronter la résistance et de continuer en dépit de l’inconfort.

J’espère que vous trouverez tout cela utile. Je l’ai utilisé pour apprendre des choses, pour terminer des projets, pour rester concentré sur des programmes d’exercices, pour faire des choses avec mes enfants. Je suis loin d’être parfait, il m’arrive tout le temps d’oublier ces choses mais quand je me souviens de les mettre en place, j’arrive bien mieux à vivre à la hauteur de mes espoirs et de mes rêves.

 

Ceci est la traduction de l’article Not Doing All The Thins We Want to Do de Leo Barbauta, libre de copyright.

Crédit photo cristian sur Flickr

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