Stress et peur vont de pair

Le stress est lié à la peur

La peur est un vrai fléau. C’est une empêcheuse de tourner en rond… en fait non, d’ailleurs, elle nous fait plutôt tourner en boucle, au lieu de nous permettre d’avancer en ligne droite ! Et surtout elle nous met en état de stress. Le stress est lié à la peur. Toutes sortes de peurs, conscientes ou subconscientes, visibles ou invisibles, petites ou grandes, anciennes ou récentes…

La peur, elle vient dans toutes les tailles et dans toutes les formes. De la petite crainte qui fait hésiter jusqu’à la terreur totale qui paralyse complètement ou fait fuir le plus loin possible. Il y a aussi celle qui nargue, tapie, et qui se marre bien de nous pourrir la vie : on n’ose pas.

Mais d’où vient donc la peur ?

Chasseur préhistorique Il y a très, très, très longtemps… au temps de la préhistoire – et je n’entre pas plus dans les détails, ce n’est pas du tout mon champ d’expertise – les hommes devaient sortir et chasser ou cueillir pour rapporter de quoi manger. Pendant ce temps-là, les femmes s’occupaient aux tâches domestiques autour de la caverne, incluant la surveillance des enfants et des vieillards. C’est une époque où l’on ne pouvait pas se balader dans les bois ou dans la savane en sifflotant… il fallait être attentif. Et qui dit attentif, dit conscient. Pas question de penser à autre chose qu’à faire attention, à être bien présent à ce qu’on fait, à où on est et à ce qui se passe autour. Ce n’est pas comme d’aller au fast-food du coin avec les oreilles bouchées – et en voie de surdité précoce – par des écouteurs qui braillent. Être présent ne veut pas dire avoir peur. Ça veut dire être conscient du danger potentiel. Et agir en sorte de le gérer, dans le calme, bien concentré. Voire de lui décocher une flèche ou un javelot si c’est un danger comestible. Ou d’être prêt à se mettre à l’abri si c’est un danger vindicatif qui n’aime pas être dérangé.

Autour de la caverne, idem. Madame devait être bien présente à ses tâches pour que ça ne tourne pas à la cata… Ça devait être plus facile qu’aujourd’hui de faire brûler le frichti, qui cuisait sur feu de bois. Mais je suis prête à parier que cela devait arriver moins souvent que d’oublier une casserole sur la cuisinière !

Bon, on voit déjà se dessiner la trame de mon propos dans ces quelques réflexions qui ressemblent à des blagounettes.

Et puis le danger s’est un peu éloigné…

Autrefois, les gens vivaient en conscience, exactement comme toute la nature qui les entourait et avec laquelle ils avaient une relation très proche, une véritable connexion. Très progressivement, le cerveau gauche s’est développé jusqu’à devenir dominant, puis très dominant, puis carrément despotique, au fur et à mesure que la culture a fait un éloge éhonté de la suprématie intellectuelle. Nous sommes entrés dans des modes de vie de plus en plus fondés sur des habitudes, des règles, des “ce qui se fait” et “ce qui ne se fait pas”, etc.

En faisant cela, nous sommes devenus de plus en plus subconscients. Vivre subconsciemment, ça veut dire cahoter dans des ornières desquelles on a du mal à sortir ; être coincé sur des rails sans possibilité de prendre la poudre d’escampette sauf à dérailler ; suivre le consensus, la norme et s’y conformer sauf à se faire mal voir, rejeter, mal aimer… le pire, c’est que vivre subconsciemment, ça veut dire aussi ne même pas s’en apercevoir. C’est goutte-à-goutté (oui, je sais, j’invente des mots, et avec plaisir, n’en déplaise au normatifs) dans notre éducation, dans notre enseignement, dans la manipulation par ceux – ils sont nombreux et puissants… et friqués – qui ne nous veulent pas forcément du mal mais qui recherchent surtout et avant tout leur propre bien.

Bref, à notre niveau individuel, et pour reprendre l’expression de Michael Roads, le subconscient, c’est le “plus-de-la-même-chose” et cela veut dire moins que pleinement conscient.

Notre pleine conscience ne peut exister que dans l’instant présent… et nulle part ailleurs. Ce qui fait que nous vivons la plupart de notre temps, et de notre vie donc, subconsciemment.

De quoi donc est rempli notre subconscient ?

Pour une bonne partie de nos expériences passées, ensuite des conclusions que nous en avons tirées et des trucs que nous nous sommes jurés en conséquence, et enfin de nos supputations sur le futur qui ne sont qu’une projection directe de nos expériences passées. On intitule le tout “L’Expérience”, oui, Môssieu, avec un E majuscule, comme si c’était synonyme de sagesse ! Et quand on est branché – à l’insu de notre plein gré, c’est à dire sans conscience – sur hier ou demain ou les deux à la fois, devinez où nous ne sommes jamais… eh oui, ici, dans le présent !

Le subconscient n’est pas mal, mais il est plein, entre autre, de toutes ces choses dont nous ne voudrions pas si on nous donnait le choix. Il y a toutes les belles, et les très belles, expériences… et aussi les moches, les terribles, les horribles, les immondes. Pas uniquement celles que nous avons faites récemment, c’est à dire celles de notre vie actuelle, depuis notre conception… mais aussi toutes celles faites avant, bien avant, et qui sont plus gores les unes que les autres. Pourquoi j’insiste sur le palais des horreurs ? Parce que dans le cadre de son impératif programme de survie biologique, notre cerveau trie sélectivement ce qui s’est avéré toxique, dangereux, voire mortel. Quand ça va bien, ça va bien, pas trop besoin de s’en soucier ni de se l’imprimer pour plus tard, pour au cas où… mais quand ça s’est mal passé, il y a eu création immédiate de boutons d’alarme avec sirène et gyrophare pour éviter que ça ne se reproduise.

La peur est une odeur (vous avez bien lu “est“) !

Tout ça, ça a été soigneusement mis sous le tapis… pour qu’on ne puisse pas le voir. Dans le subconscient. Mais, il y a les odeurs ! Et quand l’odeur se répand… elle s’appelle la peur.

Vous ne le savez peut-être pas : que vivent les animaux – qui ne connaissent pas la peur, au sens anthropomorphique (je pourrais faire un autre article là-dessus, c’est un sujet hyper intéressant) – quand ils rencontrent quelqu’un qui a peur ? C’est la puanteur. Énergétiquement, la peur se manifeste comme une extrême puanteur, tellement puissante que c’est l’odeur qu’ils attaquent pour l’anéantir, pas les personnes à proprement parler.

La peur n’est rien de plus que la totalité des histoires d’horreur que nous avons vécues, de toutes les mauvaises mémoires, qui sont stockées dans le subconscient et qui déclenchent – de la part de notre cerveau biologique – des manœuvres d’évitement allant du léger (comme un petit serrage d’estomac) à du très, très lourd (comme les phobies).

C’est cela la peur.

Et c’est sans compter que nous utilisons notre imagination de façon effrayante et non naturelle, créant des peurs là où il n’y a rien à craindre… un comble !

Comment s’en sortir ?

Tout ce qui vient du subconscient, à force, constitue notre “bon vieux programme”. C’est un programme qui englobe les résidus de nos peut-être dix mille dernières incarnations… alors on peut vraiment appeler ça un programme !

On n’a absolument aucune chance, contrairement à un ordinateur duquel il suffit de retirer le programme pour y mettre autre chose, plus à notre goût.

On peut sortir le programme de l’humain, mais pas en le voulant ou en le décidant. Parce que vouloir et décider, ça fait partie du programme ! Le subconscient est fermement accroché à ses stratégies de survie et vous pensez bien que vouloir ne va pas suffire pour le détourner de sa tâche.

Le seul moyen de se débarrasser du programme du subconscient, c’est de se placer dans l’instant, sans rien vouloir, pleinement conscient. C’est donc aussi le seul moyen de se débarrasser de la peur. Simple, mais pas facile !

Tant qu’on s’acharnera à traiter la peur avec des moyens “psy” classiques, on ne s’en débarrassera pas. Parce qu’elle est biologique, physique. Seule une approche métaphysique a ses chances, parce que le métaphysique précède la manifestation physique. Être conscient et dans l’instant est un travail métaphysique qui a des effets sur le physique, en cascade.

Cela ne nécessite rien de plus que de faire des choix conscients dans l’instant. Ce chemin d’élévation de conscience, c’est un chemin spirituel.

 

 

 

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